Les gorges du Tarn courent d’Ispagnac au Rozier, entre le Causse Méjean au sud et le Causse de Sauveterre au nord, en Lozère puis en Aveyron, et la D907bis est la seule route de fond de gorge. Ma carte numérote vingt points : dix-sept au bord de la rivière, d’Ispagnac à Mostuéjouls, et trois là-haut sur le causse (Roc des Hourtous, Roc du Serre, Point Sublime). C’est cette différence d’étage qui piège le plus de monde : le Point Sublime domine le fond de gorge de près de 400 m et ne se rejoint pas depuis la route du Tarn, mais par des lacets depuis Les Vignes. Chaque numéro renvoie à une ligne du tableau d’accès plus bas, avec la commune, le stationnement et le statut de la baignade au contrôle sanitaire.
La carte des gorges du Tarn, secteur par secteur

Je suis rentrée en France après dix ans passés dans les vignobles du nord-ouest américain, et j’ai mis du temps à comprendre les gorges du Tarn. Ma première visite s’est faite comme celle de tout le monde : la D907bis d’un bout à l’autre, les villages à la file, et cette frustration de voir sur les brochures des panoramas que je n’avais croisés nulle part. Ils existent bien. Ils sont juste 400 mètres plus haut, sur le plateau, et on n’y monte pas par hasard.
Le canyon s’étend sur plus de 65 km selon l’office de tourisme Gorges du Tarn Causses Cévennes, entre le Causse Méjean et le Causse de Sauveterre. Il commence à Ispagnac, en Lozère, et débouche au Rozier, là où le Tarn reçoit la Jonte, avant de passer en Aveyron à Peyreleau et Mostuéjouls. Les Causses et les Cévennes sont inscrits depuis 2011 au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de l’agropastoralisme méditerranéen, et l’ensemble Gorges du Tarn, de la Jonte et Causses a reçu le label Grand Site de France en 2024.
Pour tracer cette carte, j’ai relevé les distances routières sur le réseau OpenStreetMap et les altitudes sur le modèle numérique de terrain européen EU-DEM. D’Ispagnac au Rozier, la D907bis mesure environ 52 km. C’est peu, et pourtant on ne la parcourt pas en une heure au mois d’août.
Le vrai piège : le fond de gorge n’est pas le causse
Voici le chiffre qui change une journée. Le fond de la gorge se tient entre 408 m au Rozier et 523 m à Ispagnac : Sainte-Énimie 482 m, La Malène 486 m, Les Détroits 460 m, Les Vignes 431 m. Les belvédères, eux, sont à 837 m au Point Sublime, 877 m au Roc des Hourtous et 891 m au Roc du Serre. Entre la rivière et le point de vue, il y a donc 375 à 420 mètres de dénivelé, et aucun ascenseur.

Concrètement : le Roc des Hourtous surplombe les Détroits, que vous longez en voiture à la sortie de La Malène. À vol d’oiseau, c’est presque au-dessus de vous. Par la route, il faut 10,8 km de lacets depuis le village, avec 390 m de montée. Le Point Sublime, lui, regarde le cirque des Baumes : 12,5 km depuis Les Vignes et 405 m de montée. Sur ces routes de corniche, je compte 25 à 30 km/h de moyenne, ce qui donne une bonne vingtaine de minutes dans chaque sens. Deux belvédères dans la même demi-journée, c’est déjà un programme.
Haute gorge : d’Ispagnac à Castelbouc (points 1 à 5)
La gorge s’ouvre en douceur. Ispagnac (1), que l’office de tourisme range avec Quézac parmi les jardins de la Lozère, est une plaine cultivée de vignes et de fraises qui n’a rien du canyon à venir, avec un site de baignade déclaré au pont d’Ispagnac. Quézac (2), sur la même commune, garde son pont sur le Tarn, sa collégiale et sa source d’eau pétillante. Montbrun (3) s’accroche à son rocher un peu plus bas, et son pont marque un des rares points de franchissement.
Prades (4) et son château annoncent le décor. Puis vient Castelbouc (5), et là je ne résiste jamais : quelques maisons collées sous une falaise, surmontées des ruines d’un château posé sur une aiguille rocheuse. On le voit surtout bien depuis la rive opposée, ce qui est une constante ici.

Gorge centrale : de Sainte-Énimie au Pas de Soucy (points 6 à 13)
C’est le coeur, et c’est aussi là que tout le monde se retrouve. Sainte-Énimie (6), classée parmi les Plus Beaux Villages de France, tient la place de capitale : ruelles pavées de galets du Tarn, source de Burle, pont du XVIIe siècle, et deux sites de baignade déclarés. Comptez 17,6 km depuis Ispagnac.

À 5 km en aval, Saint-Chély-du-Tarn (7) se blottit dans son cirque, avec une chapelle contre la paroi et une résurgence qui sort de la roche. Le château de la Caze (8) suit, puis Hauterives (9), un hameau sans route que l’on regarde depuis la rive d’en face, ce qui en dit long sur la géographie du coin.
La Malène (10) est mon point d’ancrage. Le village est petit, adossé à sa falaise, et c’est de là que partent les bateliers des gorges du Tarn, une coopérative créée en 1952 dont les premières excursions touristiques remontent à 1875. La descente dure environ une heure sur 8 km, en barque de 4 à 6 places, avec retour en mini-bus. Le tarif est de 27 euros par personne, l’activité fonctionne tous les jours d’avril à octobre sans horaires fixes, et la réservation se fait par téléphone au plus tôt 48 h à l’avance. Des parkings gratuits sont disponibles dans le village.

Après La Malène, la gorge se resserre : les Détroits (11) forment le passage le plus étroit du canyon et se découvrent bien mieux depuis l’eau que depuis la route. Vient ensuite le cirque des Baumes (12), immense amphithéâtre de falaises où les barques accostent, puis le Pas de Soucy (13), ce chaos de blocs effondrés qui barre la rivière.
Basse gorge : des Vignes à Mostuéjouls (points 14 à 17)
Les Vignes (14) est un petit village de fond de gorge à 11,5 km de La Malène, avec son pont et deux sites de baignade déclarés. C’est aussi le pied de la route qui monte au Point Sublime, et le carrefour à ne pas rater si vous voulez basculer sur le causse de Sauveterre.
Onze kilomètres plus loin, Le Rozier (15) marque la confluence du Tarn et de la Jonte. Juste en face, sur l’autre rive et dans un autre département, Peyreleau (16) grimpe en Aveyron avec sa tour carrée. Mostuéjouls (17) ferme le parcours : le pont du Rozier, le Moulin et la Plage Noire y sont trois sites de baignade déclarés, tous classés en qualité excellente en 2025.
Au-delà, la vallée s’élargit vers Peyrelade, Aguessac et Millau. Si vous poursuivez, la sélection de villages de l’Aveyron prend le relais naturellement, tout comme l’Aubrac et ses villages de caractère si vous remontez vers le nord.
Les belvédères du causse (points 18 à 20)
Trois belvédères portent la réputation des gorges, et ils ne sont pas sur le même causse. Le Roc des Hourtous (18) et le Roc du Serre (19) sont sur le Causse Méjean, au sud, et regardent les Détroits. Le Point Sublime (20) est sur le Causse de Sauveterre, au nord, et regarde le cirque des Baumes. Se tromper de rive, ici, coûte une heure de route.
Roc des Hourtous et Roc du Serre, sur le Causse Méjean
On y monte par la route en lacets depuis La Malène, en direction du hameau de Rieisse, à 800 m du belvédère. L’office de tourisme le précise : le site est privé mais reste toujours libre d’accès, à condition de respecter la propriété. Un restaurant y fonctionne, fermé le mercredi, avec un service de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 20 h 30 du 1er juin au 30 septembre. Le Roc du Serre est sur la même corniche, un peu à l’est, avec le même vertige au-dessus du canyon.
Le Point Sublime, sur le Causse de Sauveterre
Le Point Sublime, sur la commune de Saint-Georges-de-Lévéjac, annonce 450 m de surplomb sur les Détroits. Sur le modèle de terrain EU-DEM, je relève 837 m au belvédère contre 460 m à la rivière, soit un peu moins de 400 m : le vertige reste le même. L’accès est gratuit et le site est ouvert toute l’année. Une Maison du Tourisme et de Pays y fonctionne en saison. Attention à un détail que personne n’écrit : le camping sauvage et le stationnement y sont interdits à partir de 22 h, donc pas de nuit en van sur le parking.

Rive droite, rive gauche : où sont les ponts
La D907bis change plusieurs fois de rive, et les points de franchissement sont rares. Les noms officiels des sites de baignade suivis par les autorités sanitaires les désignent d’ailleurs assez bien : pont d’Ispagnac, pont de Montbrun, pont des Vignes, pont du Rozier. Entre deux ponts, un village aperçu sur la rive d’en face n’est pas à cinq minutes : il est à un détour. Castelbouc et Hauterives se photographient depuis la berge opposée, et c’est très bien ainsi.
Où se baigner : ce que dit vraiment le contrôle sanitaire
C’est le point sur lequel je vois passer le plus d’approximations. Il existe une liste officielle de sites de baignade déclarés et suivis sur le Tarn, consultable sur le portail des eaux de baignade du ministère chargé de la Santé. Dans la gorge et juste en aval, on en compte une vingtaine.
En Lozère : pont d’Ispagnac, pont de Montbrun, Castelbouc, camping del Ron, Hauterives aval, Saint-Chély-du-Tarn, baignade du Pont et base de plein air à Sainte-Énimie, point d’accueil jeunes à La Malène, le Débarcadère et le pont des Vignes. En Aveyron : pont du Rozier, le Moulin et la Plage Noire à Mostuéjouls, Peyrelade à Rivière-sur-Tarn, les Prades à Aguessac, Pinet à La Cresse, Pailhas à Compeyre, Gourg de Bades et Massebiau à Millau.
Deux précisions qui comptent. D’abord la saison : pour 2026, la saison balnéaire officielle de ces sites court du 1er juillet au 31 août. En dehors de cette fenêtre, l’eau n’est pas suivie, ce qui ne veut pas dire qu’elle est mauvaise, mais que personne ne la contrôle. Ensuite le classement : sur la saison 2025, la plupart de ces sites ressortent en qualité excellente ou bonne, notamment Castelbouc, Saint-Chély-du-Tarn, le pont des Vignes, le pont du Rozier et Peyrelade, tous classés excellents.
Surtout, aucun de ces sites de rivière n’est une plage surveillée au sens où on l’entend au bord d’un lac aménagé. L’office de tourisme l’écrit noir sur blanc dans sa fiche navigation et baignade : entre Ispagnac et La Malène, la baignade n’est pas surveillée. Le contrôle porte sur la qualité de l’eau, pas sur la sécurité des baigneurs.
Cyanobactéries et arrêtés municipaux
Le bassin versant du Tarn amont fait l’objet d’un protocole spécifique de suivi des cyanobactéries benthiques, ces biofilms qui se développent sur les galets immergés. Le risque ne vient pas du bain lui-même mais de l’ingestion des biofilms et des flocs, ce qui a déjà tué des chiens sur ce bassin et impose de surveiller les enfants qui jouent avec des galets ou des bâtons sortis de l’eau. Le syndicat du bassin versant Tarn amont réalise ce suivi du 1er juillet au 31 août, avec des points de contrôle relevés toutes les deux semaines, puis toutes les semaines dès le passage en phase 2. Le protocole compte quatre phases : surveillance, vigilance, vigilance renforcée et alerte. Il est né en Lozère en 2012 et a été étendu à l’Aveyron en 2020, puis au Gard en 2022.
Le tableau d’accès, point par point
Voici ce que je n’ai trouvé nulle part ailleurs, et qui m’aurait fait gagner une demi-journée lors de mon premier séjour. Une ligne par numéro de la carte, avec l’étage (fond de gorge ou causse), la commune officielle après fusions, le stationnement, et le statut de la baignade au contrôle sanitaire.
| N° | Lieu | Commune | Étage | Stationnement et accès | Baignade suivie | Classement 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Ispagnac | Ispagnac (48) | Fond de gorge, 523 m | Parkings du village, en bord de D907bis | Oui, pont d’Ispagnac | Bon |
| 2 | Quézac | Ispagnac (48) | Fond de gorge | Parking du village, pont gothique à pied | Non | – |
| 3 | Montbrun | Gorges du Tarn Causses (48) | Fond de gorge | Parking en bas du village, montée à pied | Oui, pont de Montbrun | Excellent |
| 4 | Prades et son château | Gorges du Tarn Causses (48) | Fond de gorge | Aucune aire dédiée, se voit de la route | Non | – |
| 5 | Castelbouc | Gorges du Tarn Causses (48) | Fond de gorge, 497 m | Petite aire en bord de D907bis, très vite pleine | Oui, Castelbouc | Excellent |
| 6 | Sainte-Énimie | Gorges du Tarn Causses (48) | Fond de gorge, 482 m | Grands parkings en entrée de village, quelques minutes à pied du centre | Oui, baignade du Pont et base de plein air | Excellent |
| 7 | Saint-Chély-du-Tarn | Gorges du Tarn Causses (48) | Fond de gorge, 482 m | Parking à l’entrée du hameau, accès piéton ensuite | Oui, Saint-Chély-du-Tarn | Excellent |
| 8 | Château de la Caze | Laval-du-Tarn (48) | Fond de gorge | Propriété privée, se regarde depuis la D907bis | Non | – |
| 9 | Hauterives | Gorges du Tarn Causses (48) | Fond de gorge | Hameau sans route, se voit de la rive opposée | Oui, Hauterives aval | Bon |
| 10 | La Malène et les bateliers | La Malène (48) | Fond de gorge, 486 m | Parkings gratuits dans le village, kiosque des bateliers sur la place | Oui, point d’accueil jeunes | Bon |
| 11 | Les Détroits | Massegros Causses Gorges (48) | Fond de gorge, 460 m | Pas d’arrêt confortable, se découvre en barque ou d’en haut | Non | – |
| 12 | Cirque des Baumes | Massegros Causses Gorges (48) | Fond de gorge | Aire en bord de D907bis, débarcadère des barques | Non | – |
| 13 | Pas de Soucy | Massegros Causses Gorges (48) | Fond de gorge | Aire en bord de D907bis | Non | – |
| 14 | Les Vignes | Massegros Causses Gorges (48) | Fond de gorge, 431 m | Parking du village, pied de la montée au Point Sublime | Oui, pont des Vignes et le Débarcadère | Excellent et Bon |
| 15 | Le Rozier | Le Rozier (48) | Fond de gorge, 408 m | Parkings du village, confluence Tarn et Jonte | Non sur la commune | – |
| 16 | Peyreleau | Peyreleau (12) | Fond de gorge | Parking en bas, village perché à monter à pied | Non | – |
| 17 | Mostuéjouls et le pont du Rozier | Mostuéjouls (12) | Fond de gorge | Aires le long de la route, accès direct aux plages de galets | Oui, pont du Rozier, le Moulin, Plage Noire | Excellent |
| 18 | Roc des Hourtous | La Malène (48), hameau de Rieisse | Causse Méjean, 877 m | 10,8 km de lacets depuis La Malène, +390 m ; site privé en accès libre, restaurant fermé le mercredi | Non | – |
| 19 | Roc du Serre | La Malène (48) | Causse Méjean, 891 m | Même route de corniche que le Roc des Hourtous | Non | – |
| 20 | Point Sublime | Saint-Georges-de-Lévéjac, Massegros Causses Gorges (48) | Causse de Sauveterre, 837 m | 12,5 km depuis Les Vignes, +405 m ; accès gratuit, ouvert toute l’année, stationnement interdit à partir de 22 h | Non | – |
Trois itinéraires calés sur les numéros de la carte
Une journée : la traversée classique
Deux jours : on ajoute l’étage du causse
Jour 1, le fond de gorge d’Ispagnac (1) à La Malène (10), avec la descente en barque en milieu d’après-midi. Nuit à La Malène ou à Sainte-Énimie. Jour 2, montée au Roc des Hourtous (18) et au Roc du Serre (19) le matin, redescente sur Les Vignes (14), remontée au Point Sublime (20) en fin d’après-midi pour la lumière, puis descente sur Le Rozier (15).
Trois jours : on respire
Même trame, avec une demi-journée de canoë. L’office de tourisme décrit plusieurs parcours calibrés : Castelbouc vers Sainte-Énimie sur 7 à 8 km en environ 2 h pour un début en famille, Les Vignes vers Le Rozier sur 11 km en 2 à 3 h pour un profil plus sportif, ou Sainte-Énimie vers le Pas de Soucy sur 23 km en 6 h avec le passage des Détroits. Gardez la troisième journée pour le causse Méjean : l’Aven Armand est à 21,4 km de Sainte-Énimie, et le chaos de Montpellier-le-Vieux à 12,7 km du Rozier. Le fond de gorge reste le domaine du canoë : les descentes en combinaison se font dans les massifs voisins, du mont Lozère à l’Aigoual, et je les ai rassemblées dans un guide du canyoning autour des gorges du Tarn.
Affluence, stationnement et routes de corniche en juillet-août
La D907bis n’a qu’une voie par sens, souvent étroite, coincée entre la falaise et la rivière. Au mois d’août, entre 10 h et 18 h, elle avance au rythme du camping-car de tête. Les parkings de Sainte-Énimie et de La Malène se remplissent tôt dans la matinée.
À emporter
Une solution existe pour laisser la voiture : en juillet et en août, neuf lignes de navettes estivales fonctionnent en Lozère au départ de Mende, Millau, Florac, Sainte-Énimie et Meyrueis. Le ticket coûte 2 euros, ou 1,50 euro par carnet de dix, et un titre unique permet d’emprunter les correspondances pendant 1 h 30. Au Rozier, une correspondance relie la ligne Meyrueis vers Millau et la ligne Florac vers Le Rozier.
Pour les routes de corniche, deux conseils de bon sens. Elles sont étroites, avec des lacets serrés et peu de croisements confortables : évitez-les avec une caravane. Et par temps de neige ou de verglas, renseignez-vous auprès des services routiers départementaux avant de vous engager, car ces montées peuvent être impraticables.
Questions fréquentes sur les gorges du Tarn
Où commencent et où se terminent les gorges du Tarn ?
Elles commencent à Ispagnac, en Lozère, et se terminent au Rozier, à la confluence avec la Jonte, où elles se prolongent par la vallée vers Peyreleau, Mostuéjouls et Millau. L’office de tourisme donne une longueur de plus de 65 km pour le canyon, et la route de fond de gorge, la D907bis, mesure environ 52 km d’Ispagnac au Rozier.
Les gorges du Tarn sont-elles en Lozère ou en Aveyron ?
Les deux, dans cet ordre. La quasi-totalité du canyon est en Lozère, d’Ispagnac au Rozier, sur les communes d’Ispagnac, Gorges du Tarn Causses, Laval-du-Tarn, La Malène, Massegros Causses Gorges et Le Rozier. On passe en Aveyron à Peyreleau et Mostuéjouls, puis vers Rivière-sur-Tarn, Aguessac et Millau.
Combien de temps faut-il pour visiter les gorges du Tarn ?
Une journée suffit pour la traversée en voiture avec quelques arrêts, mais elle laisse de côté tout l’étage du causse. Deux jours permettent d’ajouter les belvédères et une descente en barque. Trois jours donnent le temps d’une demi-journée de canoë et d’un site du causse comme l’Aven Armand ou Montpellier-le-Vieux.
Quel est le plus beau point de vue des gorges du Tarn ?
Mon préféré reste le Point Sublime (20), sur le causse de Sauveterre, qui domine le fond de gorge de près de 400 m et embrasse le cirque des Baumes. Le Roc des Hourtous (18), sur le causse Méjean, plonge plus verticalement sur le passage le plus étroit. Les deux sont en accès libre, et ils ne se rejoignent pas depuis le même village.
Où se baigner dans les gorges du Tarn ?
Sur les sites déclarés et suivis par les autorités sanitaires, dont Castelbouc, Saint-Chély-du-Tarn, les deux sites de Sainte-Énimie, La Malène, le pont des Vignes et le pont du Rozier. La saison de suivi 2026 court du 1er juillet au 31 août. Aucun de ces sites n’est surveillé par un maître-nageur : le contrôle porte sur la qualité de l’eau.
Que faire dans les gorges du Tarn quand il pleut ?
Monter sur le causse et passer sous terre. L’Aven Armand est à 21,4 km de Sainte-Énimie sur le causse Méjean, et le chaos de Montpellier-le-Vieux à 12,7 km du Rozier. Sinon, Sainte-Énimie et ses ruelles se visitent très bien sous la pluie, et la salle capitulaire de l’ancien monastère ouvre en juillet et en août. Les villages voisins des Cévennes sont aussi une bonne échappatoire à moins d’une heure.